T2GThéâtre de Gennevilliers
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Théâtre

Du 18 au 28 mars 2021

2h30

Plateaux 1 et 2

La Beauté du geste

Olivier Saccomano
Nathalie Garraud

Que se passe-t-il quand des actrices et des acteurs endossent des rôles de CRS ? Quand ils sont équipé·e·s de panoplies professionnelles et se lancent sur scène dans de vrais exercices techniques de maintien de l’ordre : immobilisation, combats, postures ? Si le théâtre intègre à ses propres artifices les vocabulaires mis à nu des corps de l’État, alors que deviennent-ils ? La Beauté du geste est une pièce à paliers qui place d’emblée les témoins dans un rapport physique à la représentation. Par un dispositif d’implication bi-frontal pour commencer. Mais aussi et surtout par une proposition de voyage instable et progressif, où tout se joue à chaque instant, à chaque endroit, selon les apparitions et les associations d’idées. À la manière des forces de l’ordre sur le théâtre des opérations, c’est une pièce mobile, active, rapide. Des CRS sur scène donc. Prologue et impasse. À partir de ces corps-là, de ces corps policiers habités, quelque chose se met en route qui conduit les interprètes vers une traversée inquiète, un mouvement de pensée déclenchant, par exemple, la nécessité d’intenter un procès à eux-mêmes, dans un tribunal d’exception improvisé, au cours duquel est aussi jugée la question du théâtre.

Conception : Nathalie Garraud et Olivier Saccomano Texte : Olivier Saccomano Mise en scène : Nathalie Garraud Avec : Mitsou Doudeau, Cédric Michel*, Florian Onnéin*, Conchita Paz*, Charly Totterwitz* (troupe associée au Théâtre des 13 vents, Centre Dramatique National de Montpellier) Scénographie : Jeff Garraud Costumes : Sarah Leterrier Lumières : Sarah Marcotte Son : Serge Monségu Assistanat à la mise en scène : Romane Guillaume Production : Théâtre des 13 vents, Centre Dramatique National de Montpellier Coproduction : Maison de la Culture d’Amiens - Pôle Européen de production ; Châteauvallon, Scène nationale ; Les Scènes du Jura, Scène nationale ; Les Halles de Schaerbeek, Bruxelles Avec le soutien de La Vignette, Scène conventionnée ; Université Paul-Valéry Montpellier III ; du Bois de l’Aune, Aix-en-Provence ; du T2G — Théâtre de Gennevilliers, Centre Dramatique National ; des Rencontres à l’échelle, Friche la Belle de Mai, Marseille

Olivier Saccomano

Olivier Saccomano est né en 1972. Après des études de philosophie, il fonde en 1998 à Marseille la compagnie Théâtre de la Peste, au sein de laquelle il met en scène une dizaine de spectacles, adaptés de textes de Brecht, Sophocle, Kafka, Duras, Darwich, Dostoievski : C’est bien c’est mal, Le monde était-il renversé ?, Thèbes et ailleurs, Confessions de Stavroguine, et expérimente une forme théâtrale légère, Les Études, qui lie l’idée d’œuvre à celle d’exercice : Monk alone / Étude n°1 à partir de « Thelonious himself » de Monk, Le Bruit de la mer / Étude n°2 à partir de lettres de Marguerite Duras, Le Poème de Beyrouth / Étude n°3 à partir du poème de Mahmoud Darwich, Évocation / Étude n°4 à partir de l’œuvre de John Cage. De 2000 à 2013, il enseigne au département Théâtre d’Aix-Marseille Université, où il assure des cours théoriques et pratiques. Il y coordonne les Ateliers de Recherche Théâtrale, réunissant des théoricien·ne·s et des praticien·ne·s autour du thème « La parole et l’action dans les écritures dites post-dramatiques ». Lors de ces ateliers, il rencontre Nathalie Garraud, puis rejoint la compagnie du Zieu en 2006. Ils travaillent ensemble à la conception de cycles de création, au sein desquels il se consacre à l’écriture : Notre jeunesse (2013), Othello, variation pour trois acteurs (2014), Soudain la nuit (2015), La Beauté du geste (2019). Il a parfois répondu à des commandes d’écriture, pour le Centre Dramatique National de Montluçon avec une pièce pour lycéen·ne·s (Diogène, 2014) et pour Olivier Coulon-Jablonka dans le cadre du Festival Odyssée en Yvelines (Trois songes, un procès de Socrate, 2016). Parallèlement, il poursuit ses recherches philosophiques et publie des textes théoriques. Il est notamment l’auteur d’une thèse de philosophie intitulée Le Théâtre comme pensée (2016), publiée, comme les textes des pièces, aux éditions Les Solitaires Intempestifs. Depuis janvier 2018, il est co-directeur du Théâtre des 13 vents, Centre Dramatique National de Montpellier.

Nathalie Garraud

Nathalie Garraud est née en 1977. Après une formation d’actrice, elle crée la compagnie du Zieu en 1998 à Paris. Il s’agit d’abord d’un espace d’expérimentation sur les écritures contemporaines où se croisent de jeunes auteur·trice·s, des acteur·trice·s, des architectes, notamment dans le cadre d’un festival qu’elle crée à l’École Spéciale d’Architecture : « Vues d’Ici – scénographie d’un lieu » (1999-2001). Entre 2003 et 2005, elle travaille régulièrement dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban, où elle crée notamment Les Enfants d’Edward Bond. Après cette expérience marquante, elle crée en France Les Européens d’Howard Barker, mise en scène qui signe la structuration professionnelle de la compagnie en 2005. En 2006, elle rencontre Olivier Saccomano, avec qui elle codirigera désormais la compagnie. Ils conçoivent ensemble des cycles de création, dont elle signe les mises en scène : Ismène d’après Eschyle et Sophocle, Ursule d’Howard Barker et Victoria de Félix Jousserand (cycle Les Suppliantes), Les Études et Notre jeunesse d’Olivier Saccomano (cycle C’est bien c’est mal), L’Avantage du printemps, Othello, variation pour trois acteurs et Soudain la nuit d’Olivier Saccomano (cycle Spectres de l’Europe), pièces présentées au Festival d’Avignon en 2014 et 2015. Othello, variation pour trois acteurs poursuivra sa tournée jusqu’en 2019, notamment dans le cadre du dispositif « Itinérance » du Théâtre des 13 vents, Centre Dramatique National. Fin 2017, Nathalie Garraud et Olivier Saccomano débutent un nouveau cycle qui conduit à la création de La Beauté du geste à l’automne 2019. Parallèlement, Nathalie Garraud continue à mener des projets de coopération et de formation en France et à l’étranger : un compagnonnage avec le collectif Zoukak à Beyrouth (depuis 2006), des productions étudiantes à Aix-Marseille Université (2011) et à l’Université Paul Valéry Montpellier III (2017, 2018), un laboratoire de création avec des acteur·trice·s italien·ne·s dans le cadre du projet européen Cities on Stage (2012) ou encore une création pour le projet de coopération internationale STAMBA en Irak (2013). Depuis janvier 2018, elle est co-directrice du Théâtre des 13 vents, Centre Dramatique National de Montpellier.

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Crédits image :

Jean-Louis Fernandez

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Jean-Louis Fernandez

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