Projets passés

Radiographie de Gennevilliers (*DUUU radio)

*DUUU radio est une radio dédiée à la création contemporaine. Fondée en 2012 par des artistes, elle est née du désir de faire entendre des situations de réflexion et de travail. S’inventant ce que pourrait être une radio d’art aujourd’hui, elle expérimente d’autres modes de parole, et travaille depuis huit ans à croiser des voix parallèles et susciter des rencontres. Depuis 2016, *DUUU est basée à Gennevilliers. Elle explore le territoire à la rencontre d’habitant·e·s et de collectifs, en compagnie d’artistes invité·e·s. Dans ce cadre, elle déplace ses studios au gré des rencontres, pour enregistrer des émissions, ou émettre en direct depuis des lieux de vie de la ville (cafés, jardins publics, halls d’immeubles, cinéma…). *DUUU a installé sa base au T2G où elle est radio associée.

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La Preuve par 7

La Preuve par 7 est une démarche expérimentale d’urbanisme et d’architecture initiée par Patrick Bouchain et conduite par Notre Atelier Commun sur sept échelles territoriales françaises. Elle promeut le recours à des approches inédites pour parvenir à de nouvelles manières de construire la ville collectivement. Après trois années d’expérimentations, un appel à projets national sera prochainement lancé pour étendre la démarche à d’autres sites et en agrandir le réseau. La Preuve par 7 mène à Gennevilliers une réflexion autour de la réouverture de la halle des Grésillons, accolée au T2G et visible depuis le déambulatoire du théâtre, et de la redynamisation de l’ensemble de l’îlot jusqu’à la place Indira Gandhi. La halle a pour vocation d’être ouverte à des projets divers. Tout projet socioéconomique ou culturel visant à renforcer l’échange dans toutes ses dimensions, culturelle, alimentaire, économique, pourra prétendre à l’occupation de celle-ci dans le cadre d’un appel à candidatures mené avant fin 2020. Une permanence architecturale d’une année a permis de repérer les occupants potentiels et d’identifier les dynamiques locales. Le succès de l’exposition Trésors de banlieues, avec plus de 23000 visites à l’automne 2019, confirme l’intérêt de la réouverture de cet espace. Le T2G est heureux de s’y associer aux côtés de la Ville de Gennevilliers pour engager une relecture et une remise en vie de la halle des Grésillons, remarquable halle désaffectée, construite en métal et en verre dans les années 1980. En partageant les questions qui émergent : Comment se saisir de grands sujets de société à travers une approche de terrain ? Comment fédérer les forces vives locales au sein d’un espace d’expérimentation commun ? Le T2G poursuit et élargit son propre questionnement autour de ses usages, son fonctionnement et pousse plus loin encore sa transformation en lieu de création et de vie, dans un environnement plus large.

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Les Hauts-Plateaux (Ariane Loze)

Par une méthodique déconstruction des normes du cinéma, Ariane Loze ramène ses vidéo-performances à leur minimum opérant. Alliant l’expression conceptuelle à une réalisation home-made, son esthétique post-minimaliste vise une sorte de degré zéro de la représentation, soutenue par une ligne narrative de base immédiatement lisible et une action unique. Ses vidéos sont produites en complète autonomie, Ariane Loze étant non seulement réalisatrice, scénariste, monteuse, costumière, régisseuse son et lumière, mais encore, sauf exception, interprète de tous les personnages. Saynètes absurdes de la vie sociale ou allégories de la vie psychique, elles décrivent un monde dystopique dans lequel des protagonistes, en situation de crise, s’interrogent, cherchent une issue ou se confient. Portant un regard incrédule sur le monde contemporain, elle pose ainsi un diagnostic sur la vanité globale qui s’y exprime, en suscitant chez le public un regard distancié, aussi amusé que critique. Au T2G, à l’occasion du week-end de performances Sur les bords #1 en octobre 2019, Ariane Loze a posé son œil et sa caméra sur un espace conçu pour accueillir des spectacles. L’espace vide et ses coulisses offrent pour les personnages un dédale qui donne à voir le monde secret de nos contradictions, de nos doutes, de nos conflits intérieurs et de nos questionnements. Ariane Loze a ainsi créé in situ le film Les Hauts-Plateaux :

Les heures creuses — Dominique Petitgand
Une création de Dominique Petitgand imaginée pour le T2G
Avec l’EMBA I Galerie Edouard-Manet de Gennevilliers

Œuvre en cours d’acquisition par le Centre National des Arts Plastiques (CNAP)

Les heures creuses, est une installation sonore pour théâtre vide qui se visite dans les creux de la programmation du théâtre. En dépôt permanent au T2G, elle est libre d’être activée à tous moments de la saison.
Les heures creuses occupe le grand plateau du théâtre, pris dans son entier : les allées, les gradins, la salle, la scène et la verticalité béante de la cage de scène. Elle s’adresse à un public solitaire et mobile, libre de circuler en journée dans tout l’espace de cette grande salle de spectacle.
Cette installation temporaire joue sur notre émotion d’entrer dans une immense salle vide, habituellement peuplée et en représentation, pour nous plonger dans notre quant-à-soi, un espace mental habité par des voix (qui nous racontent un incendie, un empêchement, une faim, une douleur spéciale, une chanson, un oubli), des silences instables, des apparitions sonores et musicales perçues à proximité ou à grande distance, des éléments détachés (le vent, l’eau, l’électricité) d’un paysage à inventer, de couches sonores suspendues dans le grand vide, en dialogue et en résonance. Une intimité et une solitude dans une cavité enveloppante, pour une machine résonante totale.
Avec un dispositif de huit haut-parleurs (trois haut-parleurs sur pieds pour les voix sur scène et dans les gradins, un haut-parleur en fond de salle pour le lointain et quatre haut-parleurs tout en hauteur dans les cintres pour les musiques et les éléments atmosphériques), cette expérience inédite est le support d’un long récit ouvert et pluriel, d’une fiction possible, sans durée fixe et à l’humeur changeante, jouant de la liberté de notre écoute, de notre déplacement, de notre attente, de notre peur ou de notre mémoire.

En collaboration avec la galerie gb agency