Théâtre

Du 05 au 12 décembre 2026

Durée estimée : 2h

Plateau 2

Les artistes qu’on mérite

Daphné Biiga Nwanak, Baudouin Woehl

Dans un monde toujours plus tourmenté, de quel·le·s artistes avons-nous besoin ? Entre fiction, performance et incursions documentaires, Les artistes qu’on mérite envisage l’art comme révolution sensible. À sa mort, Serge Fayolle, professeur de dessin, ne parvient pas à identifier le lieu où il vient d’atterrir. Ce lieu, c’est le Purgatoire imaginé par Daphné Biiga Nwanak et Baudouin Woehl, salle où l’attente n’en finit pas et dans laquelle des artistes issu·e·s d’époques différentes vont devoir apprendre à cohabiter : une sculptrice de la Renaissance, une promesse de la littérature fauchée par le Sida, un professeur de dessin acariâtre, un musicien du XIXe siècle inconnu au bataillon et un jeune plasticien passablement ironique. Dans un travail d’écriture originale, le duo de metteur·euse·s en scène s’inspire des Vies des artistes de Giorgio Vasari, premier livre d’Histoire de l’Art écrit en 1550, et fait de la scène un laboratoire réflexif sur ce qui relie les créateur·rice·s à leur vie et leurs travaux, interrogeant le rôle de l’art face aux transformations contemporaines de notre époque.

Conception, mise en scène, texte et musique : Daphné Biiga Nwanak et Baudouin Woehl Avec : Daphné Biiga Nwanak, Aymen Bouchou, Jonathan Capdevielle, Émile-Samory Fofana, Camille Grillères, Baudouin Woehl Scénographie : Florent Jacob Création son : Foucault de Malet Régie son: Simon d’Anselme de Puisaye Création lumières : César Godefroy Régie générale et plateau : Clémence Roudil Régie plateau et vidéo : Léa Bonhomme Assistanat à la mise en scène et à la dramaturgie : Pierre Artières-Glissant, Linda Souakria Montage vidéo: Pierre Artières-Glissant Administrateur de production : Florian Campos Production : Palabres Palabres Coproduction : T2G – CDN de Gennevilliers, La Comédie – CDN de Reims, La Comédie de Caen - CDN de Normandie, Le Jeune Théâtre National, La FIPAM, La Fileuse – Friche artistique de Reims, Avec le soutien de la Région Grand Est, du Département de la Marne, et de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC Grand Est) ; (En cours). Soutiens : Le CDN d’Orléans, La HEAR (Haute Ecole des Arts du Rhin), Le Studio-Théâtre de Vitry, La Villa Kujoyama (Institut Français à Kyoto), Les Ateliers Médicis x Campus Francophone de la Seine Saint Denis.

Daphné Biiga Nwanak

Daphné se forme à l’Ecole de la Comédie de Reims puis au Théâtre National de Strasbourg. Elle découvre la danse contemporaine à travers le vocabulaire d’Odile Duboc, enseigné par Stéphanie Ganachaud, puis auprès de Loïc Touzé. Diplômée d’un master de philosophie Esthétique de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, elle consacre son mémoire à l’analyse de l’œuvre de Jérôme Bel. Très tôt, elle débute son parcours professionnel en jouant dans Cancrelat de Sam Holcroft, mis en scène par Jean-Pierre Vincent pour le Festival d’Avignon en 2011, avant de jouer en 2014 dans Les Nègres de Jean Genet, mis en scène par Bob Wilson au Théâtre de l’Odéon. Elle participe par la suite aux créations de Maxime Kurvers, avec Fassbinder-Aubervilliers et Dictionnaire de la Musique au Théâtre de la Commune, et collabore avec le collectif de danse (La) Horde (Cultes, 2019). On la retrouve dans la dernière création de Séverine Chavrier, Absalon, Absalon !, à partir du roman de William Faulkner. En tant que metteuse en scène et en raison de son parcours, Daphné cherche à croiser écriture théâtrale et écriture chorégraphique. Suite à son stage sur la création de Crowd mis en scène par Gisèle Vienne, elle décide de développer son vocabulaire artistique en écrivant ses propres pièces. Lors de ses deux résidences d’écriture au Watermill Center de New-York, elle achève l’écriture de Lecture Américaine qu’elle co-crée avec Baudouin Woehl au Théâtre de la Cité Internationale à Paris. Maya Deren, leur seconde mise en scène, est créée en mars 2023 au Théâtre de la Cité Internationale (Paris) et remporte le prix Beetween the sea du Festival Teatro Futuro à Palerme. Son travail d’interprète est également salué par la critique : elle reçoit le Prix de la Révélation théâtrale de l’année pour son rôle dans Absalon, Absalon ! de Séverine Chavrier. Elle poursuit parallèlement ses collaborations avec des artistes aux écritures scéniques singulières. Elle participe ainsi à Nexus de l’Adoration de Joris Lacoste, ainsi qu’à Reconstitution : le Procès de Bobigny d’Émilie Rousset, deux propositions qui interrogent les formes documentaires et performatives du théâtre contemporain. En 2026, elle est accueillie en résidence à la Villa Kujoyama, à Kyoto, aux côtés de Baudouin Woehl, pour le développement du projet GOZE/GAZE, poursuivant ainsi sa recherche autour des croisements entre écriture, corps et mémoire.

Baudouin Woehl

Baudouin est metteur en scène et dramaturge pour la danse, le théâtre et l’opéra. Né à Mulhouse en 1991, il intègre la classe préparatoire littéraire du Lycée Henri IV à Paris avant de valider un Master de philosophie en 2014. Il décide par la suite de se consacrer essentiellement au théâtre, au conservatoire du 19ème arrondissement de Paris puis, plus spécifiquement en tant que dramaturge, à l’école du Théâtre National de Strasbourg où il est reçu en 2017. Son intérêt se porte très vite sur les dramaturgies liées aux gestes entourant la parole et de fait, à l’écriture de pièces chorégraphiques et/ou musicales. Il collabore avec Maud Le Pladec pour la pièce Static Shot, créée pour le Ballet de Lorraine en 2020, et retrouve la chorégraphe pour la création de Counting stars with you (musique femmes), présentée au Festival Montpellier Danse en juillet 2021. En 2020, il est collaborateur artistique auprès de François Chaignaud et d’Akaji Maro pour la pièce GOLD SHOWER, présentée au Festival d’Automne à Paris en octobre 2020. Sa collaboration avec François Chaignaud se poursuit pour la pièce t u m u l u s, portée conjointement avec Geoffroy Jourdain, présentée à travers l’Europe et au Festival d’Avignon 2022, puis pour Cortèges de Sasha J. Blondeau, François Chaignaud et Hélène Giannechini, qui a été présentée à la Philharmonie de Paris en 2023, et plus récemment pour Petites joueuses, présentée au Musée du Louvre en novembre 2024. Baudouin travaille avec de nombreux·se·s artistes telle que Séverine Chavrier (Absalon, Absalon !), Clédat & Petitpierre (Le Carnaval de Venise; L’art de vivre ; Platée), Olivier Martin-Salvan, Valérian Guillaume ou Vincent Thomasset. A l’étranger, il a enseigné la recherche et la dramaturgie à l’école ERT de la région Émilie Romagne (Bologne/Modène) dans le cadre d’un chantier consacré à Pier Paolo Pasolini. Egalement musicien, il était 2026 en résidence à la Villa Kujoyama à Kyoto, avec Daphné Biiga Nwanak, pour un travail portant sur l’histoire de Goze, musiciennes non-voyantes ayant traversé l’histoire du Japon.

© Jacques-Henri Heim

Crédit photo : © Jacques-Henri Heim

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