T2GThéâtre de Gennevilliers
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Théâtre + Danse

Annulé

Du 19 au 21 novembre 2020

1h45

Plateau 2

Love is in the hair

Laëtitia Ajanohun
Jean-François Auguste

Comment assumer ses cheveux crépus dans un monde où les icônes majeures sont Beyoncé, Rihanna, Naomi Campbell ou Michelle Obama ? Laëtitia Ajanohun à l’écriture et Jean-François Auguste (compagnie For Happy People & Co) à la mise en scène offrent ici un espace de fierté aux cheveux non lissés. En 1962, le mouvement « Black is Beautiful » est lancé depuis Harlem. Quelques années plus tard, la philosophe Angela Davis milite pour les droits civiques et porte ses cheveux au naturel : la coupe afro. Prolongement contemporain du mouvement de revendication, le « Natural hair movement » ou « Nappy », acronyme de « natural » and « happy », est devenu depuis quelques années l’expression du combat militant de nombreuses afroaméricaines et afropéennes. Né du désir de la parole, dite, chantée, dansée, et pensée en étroite collaboration avec des expertes du sujet, Love is in the hair s’est ainsi inventé au plateau dans une forme de théâtre documenté, tissant le fil entre récits personnels et collectifs, sentiments mêlés et histoires intimes puissamment politiques.

Mise en scène et scénographie : Jean-François Auguste Texte : Laëtitia Ajanohun Collaboration artistique : Morgane Eches Chorégraphie : Wanjiru Kamuyu Musique et interprétation au plateau : Christiane Prince Lumières : Mana Gautier Costumes : Marta Rossi Peintures : Marc Anselmi Avec : Fatou Malsert, Juliette Speck, David Gaulein-Staf, William Edimo, Pascal Beugré-Tellier, Samuel Padolus Production : Compagnie For Happy People & Co Coproduction : La Nouvelle Scène Nationale de Cergy-Pontoise ; Le FACM - fonds d’aide à la création mutualisée du Festival Théâtral du Val d’Oise ; La Ferme du Buisson SN Marne-la-Vallée ; Les Passerelles Scène de Paris Vallée-de-Marne ; La Comédie de Caen CDN de Normandie ; Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines La compagnie est associée à la Comédie de Caen, Centre Dramatique National de Normandie et soutenue par la Région Ile-de-France au titre d’une Permanence Artistique et Culturelle Ce projet a bénéficié d’une aide au Compagnonnage Auteur par le Ministère de la Culture Avec le soutien du Conseil Départemental de Seine-et-Marne, de la Direction des Affaires Culturelles d’Ile-de-France – Ministère de la Culture, de L’École de la Comédie de Saint-Étienne / DIESE # Auvergne-Rhône-Alpes, du Fonds SACD Théâtre et de la SPEDIDAM - société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées Avec la participation artistique du Jeune théâtre national L’Adami gère et fait progresser les droits des artistes-interprètes en France et dans le monde. Elle les soutient également financièrement pour leurs projets de création et de diffusion Avec le soutien du Festival Théâtral du Val d’Oise Spectacle créé le 29 novembre 2019 à l’Espace Germinal de Fosses pendant le Festival Théâtral du Val d’Oise
Jeudi
19.11
18h
Vendredi
20.11
14h30
Vendredi
20.11
18h
Samedi
21.11
18h

Tarifs à partir de 6 € / 10 € pour tou·te·s avec le pass T2G !
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La compagnie For Happy People & Co

Depuis 2015 la compagnie For Happy People & co creuse un sillon sur la question des « humanités » par le prisme d’un théâtre documenté, en associant un·e auteur·trice, sur des thèmes de société en immersion avec les populations concernées. Ces rencontres se font au travers d’ateliers artistiques et permettent à l’équipe de poser les axes dramaturgiques de la future création. Les écritures scéniques sont guidées par le propos porté sur scène et envisagent tous les médias (y compris musique et vidéo), s’ils viennent servir l’œuvre en création. La grammaire et l’esthétique des spectacles de la compagnie se renouvellent sans cesse cherchant ainsi à échapper à tout système et/ou recette appliqués à chaque création qui scléroserait l’art vivant et ne serait qu’un bégaiement d’une même forme.

En 2016 cette recherche a abouti à la création de Tendres fragments de Cornélia Sno écrite par Loo Hui-Phang, qui raconte le quotidien d’Arthur, 15 ans, autiste asperger. À travers le thème du handicap, la pièce aborde les questions du sentiment d’être étranger et des difficultés d’intégration à un groupe social en affirmant que la singularité est une identité. En 2019 la question des « humanités » est abordée par le fil esthétique au travers du cheveu crépu, avec Love is in the hair, écrite par Laëtitia Ajanohun. Défrisé, lissé, tissé, perruqué, le cheveu crépu serait-il la métaphore de l’identité malmenée ? Sur scène, six comédien·ne·s et une musicienne remontent par le fil du cheveu, l’Histoire des imaginaires noirs, entre révolution esthétique et revendication politique et identitaire.

La compagnie dessine ces humanités dans chaque projet avec la volonté de « sauter en dehors de la rangée des assassins » comme l’écrit Kafka et le commente Leslie Kaplan : « Le saut est un acte de la pensée, une rupture qui permet de quitter le ressassement, la continuité, le face à face avec le réel. Il crée une distance, un espace, il met derrière, il permet de passer ailleurs. Les assassins dont parle Kafka sont, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ceux qui restent dans le rang, qui suivent le cours habituel du monde, qui répètent et recommencent la mauvaise vie telle qu’elle est. Ils assassinent quoi ? justement le possible, tout ce qui pourrait commencer, rompre, changer. Toutes les possibilités infinies de « sauter », ce n’est pas n’importe quoi, c’est une façon à la fois de prendre la réalité au sérieux et d’expérimenter sa non-nécessité. Au lieu de s’aplatir devant la réalité, de dire « c’est comme ça », c’est une façon de répondre, de transformer. Cette réponse ne va pas de soi : elle demande un travail, un travail de la pensée, ce qui ne veut pas dire que ce soit pénible, au contraire : l’acte de penser, sauter, procure du plaisir, et comme le dit Serge Daney à propos des cinéastes Lubitsch et Chaplin « la vrai réponse à la terreur ce n’est pas la vertu, c’est le non-renoncement au plaisir ».

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Crédits image :

Christophe Raynaud De Lage

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