Théâtre

Du 16 au 18 mars 2023

3h30 entracte inclus

Plateau 1 et Plateau 2

Laboratoire Poison

Adeline Rosenstein

Laboratoire Poison est un chantier documentaire théâtral sur la représentation et la répression de différents mouvements historiques de résistance, en quatre épisodes (chapitres), présentés ici en intégralité. Comme dans son précédent spectacle, Décris-ravage, fresque théâtrale dense et brillante pour tenter de raconter la « Question de la Palestine », l’autrice et metteuse en scène belge a travaillé à partir d’entretiens et d’une étroite collaboration avec des chercheuses et des chercheurs en sciences humaines et sociales pour tisser le récit d’une enquête. Elle réactive ici aussi la même démarche d’exploration des mécanismes de l’Histoire à travers une forme d’artisanat théâtral, humble et parfois auto-dérisoire. Sur scène, se succèdent d’ancien·ne·s élèves de l’École Supérieure d’Acteurs de Liège (ESACT), de l’Institut Supérieur des Arts (INSAS) ou du Conservatoire de Bruxelles, avec qui elle a créé la pièce. Cérémonie secrète où le sens s’élabore dans le jeu des corps, la musique et les non-dits, Laboratoire Poison présente un matériau historique inédit autour des mécanismes qui transforment une résistance, une révolution, en son contraire. Et toujours, en parallèle, la fabrication de la représentation. Un spectacle puissant, intelligible et intelligent.

Conception, écriture et mise en scène : Adeline Rosenstein Avec : Aminata Abdoulaye Hama, Marie Alié, Habib Ben Tanfous, Marie Devroux, Salim Djaferi, Thomas Durcudoy, Rémi Faure El Bekkari, Titouan Quittot, Adeline Rosenstein, Talu, Audilia Batista en alternance avec Christiana Tabaro, Jérémie Zagba en alternance avec Michael Disanka Assistante à l’écriture, dramaturgie, mise en scène : Marie Devroux Regard extérieur : Léa Drouet Composition sonore : Andrea Neumann, Brice Agnès Espace, costumes : Yvonne Harder Lumières : Arié Van Egmond Direction technique : Jean-François Philips Régie lumières : Benoît Serneels Documentation : Saphia Arezki, Hanna El Fakir Regards historiques : Jean-Michel Chaumont (Poison 1), Denis Leroux (Poison 2), Jean Omasombo Tshonda (Poison 3), Angela Coutinho (Antipoison) Coordination de production : Maison Ravage — Edgar Martin

Production et coproduction

→ ANTIPOISON – Création 2022
Production : Maison Ravage ; Comédie de Saint-Etienne, Centre Dramatique National ; La Criée, Théâtre national de Marseille, Centre Dramatique National / Coproduction : ExtraPôle Provence-Alpes-Côte d’Azur — (plateforme de production soutenue par la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur rassemblant le Festival d’Avignon, le Festival de Marseille, le Théâtre National de Nice, le Théâtre National de Marseille La Criée, Les Théâtres, Anthéa, la Scène Nationale Liberté-Châteauvallon et la Friche la Belle de Mai) ; Scène Nationale Châteauvallon-Liberté ; Théâtre National de Nice, Centre Dramatique National ; Théâtre Dijon-Bourgogne, Centre Dramatique National
→ LABORATOIRE POISON #3 – Création 2021
Production : Halles de Schaerbeek ; Théâtre Dijon Bourgogne, Centre Dramatique National / Production déléguée : Halles de Schaerbeek / Coproduction : Maison Ravage, Bruxelles ; Festival de Marseille ; Théâtre Océan Nord, Bruxelles ; Festival Sens Interdits, Lyon ; Théâtre des 13 vents, Centre Dramatique National de Montpellier ; La Coop asbl ; Shelter Prod
→ LABORATOIRE POISON #2 – Création 2021
Production : Little Big Horn ; Halles de Schaerbeek / Coproduction : Festival de Marseille ; Avec le soutien de : Fédération Wallonie-Bruxelles – Service du Théâtre ; Théâtre Dijon Bourgogne, Centre Dramatique National ; Les Laboratoires d’Aubervilliers ; Théâtre Océan Nord, Bruxelles / Développé en Co-laBo (Gand), Taxshelter.be, ING, Tax-shelter du gouvernement fédéral belge / Laboratoire Poison 2 a bénéficié d’une résidence longue au Théâtre Océan Nord, Bruxelles
→ LABORATOIRE POISON #1 – Création 2019
Production : Little Big Horn asbl en coproduction avec le Théâtre de la Balsamine et la Coop asbl / Coréalisation : Théâtre La Criée, Marseille, Centre Dramatique National ; Les Bancs Publics - Festival Les Rencontres à l’échelle / Avec le soutien de : Fédération Wallonie-Bruxelles – Service du Théâtre et Service de la Promotion des lettres ; Cocof ; Kunstencentrum Buda ; taxshelter.be ; d’ING, Tax-shelter du gouvernement fédéral belge ; Zoo Théâtre ; Esact ; Les Bancs Publics – lieu d’expérimentations culturelles
→ TRAHISON – projet de recherche, 2021-2022
Production, coordination artistique : Maison Ravage / Projet soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles - Service Arts de la Scène / Coproduction : Halles de Schaerbeek / Conseils : Jean-Michel Chaumont, Paul Kerstens /Partenaires : Collectif d’Art d’Art (RDC), Connexion Asbl, Théâtre Océan Nord, Centre culturel M’eko (RDC), compagnie Fladu Fla (Cap Vert) / Remerciements particuliers à la famille Batista

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Adeline Rosenstein

Adeline Rosenstein a grandi à Genève, où elle s’est formée au clown, au jeu d’acteur puis à la mise en scène à l’école Ernst Busch à Berlin, tout en étudiant en parallèle l’histoire des religions et la sociologie. Elle développe depuis le début des années 2000 un travail de création documentaire théâtrale ; entre 2011 et 2016 elle crée d’abord à Berlin puis à Bruxelles les 6 épisodes de la série décris-ravage sur la question palestinienne et depuis 2017 elle travaille au Laboratoire Poison sur les représentations de différents mouvements de résistance. Metteur en scène, comédienne et auteur, Adeline Rosenstein inscrit son travail dans une démarche à la fois engagée et réflexive. Ses nombreuses collaborations avec le milieu universitaire témoignent d’une réflexion approfondie concernant le type de savoirs mobilisés, construits et véhiculés par son travail. « Face à la description d’un événement historique méconnu, le théâtre militant est son propre ennemi. Les points d’exclamations n’aident pas à comprendre. Démêler puis refaire le nœud de « ce qui a bien pu se passer pour qu’on en arrive là » exige de la patience. Dans le cas du conflit israélo-palestinien, le nœud est gros de plus de cent ans. Il faut à chaque étape du travail, éviter les mots qui fâchent les uns ou les autres, débusquer les termes qui découragent, qui tendent au lieu de délier. Après vingt ans d’indignation virulente, j’ai dû trouver autre chose. »